DemainLaPresse, et DemainLaRadio c'est pour quand ?

#DemainLaRadio, c’est pour aujourd’hui ?

#DemainLaPresse, le virage du web pour la presse, c’est fait !

C’est en tous cas le message que les professionnels veulent faire passer auprès du grand public. 900 éditeurs de presse papier et en ligne s’associent pour une campagne publicitaire inédite à grande échelle !! Alors que les fake news pullulent sur Internet et les réseaux sociaux, les professionnels du journalisme écrit font savoir qu’ils n’ont jamais été aussi présents sur le web.

#DemainLaPresse

Technology In Hands by Alan Bain – CC BY

#DemainLaPresse c’est plus qu’une simple campagne d’information, c’est une démarche de fond lancée par les professionnels autour de l’ACPM (l’Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias). Un compte Twitter @DemainLaPresse est d’ores et déjà actif, et un site internet DemainLaPresse.com arrive ce 17 mars 2017. Il s’agit d’informer le grand public que les journaux français ont bel et bien réalisé leur transition numérique et sont présents pour diffuser des infos sérieuses et vérifiées sur la toile. Mais c’est aussi un mouvement collaboratif pour penser ensemble l’évolution de la presse et son avenir.

Pourquoi pas #DemainLaRadio ?

Et si les professionnels des autres médias, notamment la radio, suivaient le mouvement ? Pour l’instant il faut bien reconnaître qu’en terme d’information au moins, les sites internet des radios ne sont pas au niveau (en terme de fourniture de contenus, de fréquentation et de référencement) de ceux de la presse écrite. A part ceux des radios généralistes, qui n’ont pas manqué le virage du numérique et du multimédia.

Normal, direz-vous, puisque les radios musicales n’ont pas comme cœur de « produit » l’information, mais la musique. A la différence près que dans le monde des radios musicales, nombreuses sont celles qui sont locales ou régionales, et qui revendiquent leur proximité avec leurs auditeurs, bien au-delà de la musique. L’info service est souvent très présente sur les ondes, mais n’est pas toujours très adaptée pour les supports web, alors il faut aller plus loin et développer des déclinaisons spécifiques.

#DemainLaPresse et #DemainLaRadio ?Certaines, comme Tendance Ouest, dans la région du Grand Ouest, ont bien intégré le multimédia. Le groupe de médias a organisé ses équipes et coordonné ses ressources écrites, télévisées et radiophoniques, pour un site internet résolument tourné vers l’info. Cela lui permet de couvrir de nombreuses actualités avec un vrai regard régional et une diversité d’outils d’information.

Quid des radios nordistes ?

Il n’y a pas beaucoup d’exemples aussi poussés que celui de Tendance Ouest. Dans la région, les radios locales font des efforts de publications, mais elles restent toujours assez classiques (une brève, une photo, parfois un podcast) et ne travaillent peut-être pas encore assez leur SEO. Exemple concret, ce mardi soir, une recherche Google sur le nouveau site de transports PassPass.fr de la région ne dirige vers aucun site de radio. Les deux articles qui sortent dans les Actualités émanent de 20 Minutes et de La Voix du Nord. Encore la presse écrite, plus présente même sur l’info service.

En fait, la plupart des radios locales souffre encore de la crise publicitaire, la mise en place de la RNT coûte cher, et le passage au multimédia semble faire peur. Humainement et financièrement.

 

Il existe pourtant de nombreux outils gratuits, l’investissement (technique et humain) peut être extrêmement minime pour marquer une réelle percée sur le web, à condition de savoir les utiliser et de les intégrer dans une stratégie globale. Et pour cela, il vaut mieux s’entourer de collaborateurs formés.

Une mutation douloureuse dans la région

Retour à #DemainLaPresse. La Voix du Nord se fait d’ores et déjà l’écho de cette opération, et le groupe est bien placé pour parler de cette transition numérique. Alors qu’il fait partie des pionniers de la presse quotidienne régionale française en terme de diffusion d’informations sur internet, le groupe est souvent cité en exemple parmi les professionnels, il est encore en pleine mutation. Preuve en est, le vaste plan social en cours au sein de la filière « print », au profit du travail de publication sur les supports numériques. Ce qui n’est pas sans provoquer la colère des journalistes, qui ont adopté une motion de défiance à l’encontre de leur direction.

 

Si le virage numérique a bien été pris par les éditeurs de presse, il reste encore la question de l’humain et des pratiques journalistiques à régler. Et si le chantier est vaste, il est au moins ouvert pour la presse écrite. Avec quelques initiatives locales, il commence à s’entrouvrir pour la radio.

Un commentaire

Laissez un commentaire